Mobilier et accessoires écologiques

Foire aux questions

Les réponses aux questions courantes

Retrouvez ici les réponses aux questions les plus courantes. Si vous ne trouvez pas l’information recherchée, n’hésitez pas à communiquer avec nous.

Écologique selon Larousse : « qui respecte l’environnement ».

Les toilettes sèches sont des toilettes qui ne nécessitent pas d’eau pour fonctionner. Elles permettent de transformer les excréments humains en engrais naturel et ne produisent pas d’odeurs désagréables. Les matières résiduelles s’accumulent dans un réservoir souvent situé sous la toilette, dans un vide sanitaire ou au sous-sol. Là se trouvent des microorganismes en aérobies qui transforment les matières fécales en matériau sec inodore et riche en éléments nutritifs qui peuvent être utilisés comme engrais. Il existe 4 types de toilettes écologiques avec chacune leur particularité, fonctionnement, avantages et inconvénients.

• Toilettes à compost avec litière bio-maitrisée (TLB)
Dans ce type de toilettes, l’eau est remplacée par une litière de matières organiques qui permettra d’absorber les liquides et d’enrober les matières fécales afin d’éviter la dégradation de l’azote contenue dans celles-ci et causant les mauvaises odeurs. Le traitement se fait par la suite par compostage à l’extérieur de l’installation. Le compost ainsi transformé en matériau sec inodore et riche en éléments nutritifs peut être utilisés comme engrais. Ces toilettes sont généralement constituées d’un seau en plastique ou en acier inoxydable ou encore d’un système plus évolué muni d’un dispositif de convoyeur permettant d’évacuer au fur et à mesure les déjections humaines.

• Toilettes sèches à lombricompostage
Les toilettes sèches à lombricompostage automatisées ou manuelles séparent les liquides des solides. Grâce à la présence de lombrics, aucun ajout de litière n’est nécessaire et les vidanges sont espacées. Selon la fréquence d’utilisation, il faut vidanger tous les 5 à 10 ans. Les toilettes sèches à lombricompostage ne sont pas sans inconvénient. Ce système demande une installation qui prend de la place et un entretien permanent des conditions de vie des vers de compost. De plus, les urines n’étant pas traitées par les vers, elles doivent être gérées autrement, par exemple en rejoignant les eaux usées de la maison.

• Toilettes sèches à séparation et à déshydratation
Les toilettes à séparation et à déshydratation dissocient les fèces de l’urine. Pour que cela fonctionne, l’utilisateur doit être en position assise. Les solides sont évacués dans un grand réservoir étanche et sont ensuite déshydratés à plus de 80%. Cette déshydratation nécessite cependant une dépense énergétique et des installations plus complexes pour atteindre cet objectif. Les liquides sont quant à eux évacués avec les eaux usées. Il est aussi possible de valoriser un retour à la terre en s’en servant comme fertilisant pour l’épandage agricole. Il s’avère que l’urée, lorsqu’elle est diluée, est appréciée des plantes, car elle est riche en phosphore et en azote.

• Toilettes à compost autonomes
Les toilettes autonomes possèdent un réceptacle dans lequel sont cultivés des micro-organismes afin de fabriquer du compost. Cette installation comporte généralement un tiroir à terreau ainsi qu’un système d’aération. Les toilettes autonomes n’ont généralement pas besoin d’être vidangées. Le compost se récupère dans le tiroir à terreau. Le plus souvent, il est nécessaire d’alimenter le système avec des cultures de bactéries pour toilettes à compost. Des odeurs peuvent parfois être présentes puisqu’elles ne sont pas maitrisées à la source. Un évent autonome, habituellement couplé à une turbine mécanique, permet d’évacuer les odeurs et gaz de digestion tout en amenant de l’air frais dans la chambre de compostage et en maintenant une pression négative dans l’enceinte de la toilette.

• Fonctionnement simple et efficace: Les toilettes sèches, communément appelées ‘’à compost’’, n’ont pas besoin d’eau pour leur fonctionnement. La litière végétale utilisées à chaque visite permet d’absorber les liquides et de contrôler les odeurs.

• Fermeture de la boucle alimentaire: Au-lieu d’avoir une activité de production alimentaire dite linéaire: produire, transformer, consommer et jeter telle que le fait la toilette à l’eau, la toilette à litière permet de fermer la boucle alimentaire, soit produire, transformer, consommer et recycler.

• Gestion simple du fumain: La gestion du fumier humain (fumain) s’avère extrêmement simple puisqu’il ne nécessite aucun brassage grâce à la composition de la litière. Il suffit de déposer le tout dans un composteur, de respecter quelques règles de base des principes de compostage et de laisser la nature faire le reste du travail comme elle a l’habitude de si bien le faire.

• Préservation de l’eau potable: Pour chaque litre de litière utilisé, c’est 24 litres d’eau économisée en supposant que toutes les toilettes utilisent un volume de 6 litres par chasse. Si les utilisateurs vont aux toilettes 6 fois par jour, ceci représente une économie de 13 140 litres par année par personne. Pour un ménage de 4 personnes, c’est une économie de 52 560 litres d’eau potable par année…, soit l’équivalent d’une piscine de 3 m x 10 m x 1,8 m de profondeur.

• Diminution de la pollution: Les selles se dégradent mal dans l’eau. Les bactéries et substances chimiques que nous rejetons nécessitent un traitement plus long pour être aussi inoffensives que l’eau grise (eau de lavage). Donc la chasse d’eau des WC augmente considérablement la charge des stations d’épuration en volume et en puissance. De plus, lors de leur élimination via les toilettes à eau traditionnelles, les selles et urines libèrent des quantités importantes d’azote et de phosphore dans l’eau, participant ainsi de manière sensible à la dégradation des écosystèmes aquatiques (eutrophisation).

• Enrichir la terre: Le compostage résultant de l’utilisation des toilettes de type TLB permet d’enrichir le sol fermant ainsi la boucle du cycle de vie en cultivant à nouveau des légumes et autres denrées alimentaire nécessaires à nourrir l’être humain que nous somme.

• Diminution du réchauffement climatique: Composée presqu’entièrement de résidus forestiers et de copeaux de charbon de bois, la litière enrichie des déjections humaines permet de séquestrer le carbone dans le sol. De plus, l’augmentation de la qualité des sols permet une meilleure absorption de l’eau et l’augmentation de la biomasse engendre un développement plus important des plantes qui capturent ainsi plus de carbone grâce au mécanisme de la photosynthèse.

• Prolongement de la durée de vie des champs d’épuration: Dans une installation sanitaire composée d’une fosse septique et d’un champ d’épuration, 97% de la matière organique provient de la chasse de la toilette. La tâche du champ d’épuration et d’absorber et de détruire la matière organique en suspension dans l’eau grâce au travail des bactéries dans le sol. Cependant, sa durée de vie est limitée entre 15 et 25 ans avant son remplacement sur un autre emplacement. En éliminant la matière organique provenant de la chasse des toilettes, le 3% de matière restante dans les aux grises permettrait de prolonger le fonctionnement du champ d’épuration entre 500 & 830 ans !!

• Elles ne remplacent pas les installations septiques obligatoires en présence d’eau sous pression.

• Les toilettes à litière peuvent être utilisées pour remplacer les toilettes sèches dans des cabinets autonomes extérieurs (communément appelées ‘’bécosses’’), dans des chalets ou camps de de chasse qui ne sont pas alimentés en eau sous pression, dans des chalets ou camps de chasse où il n’est pas possible d’installer une toilette sous eau avec traitement conforme, dans des véhicules motorisés ou
comme seconde toilette dans toute résidence isolée qui possède un réseau d’égout avec installations sanitaires de traitement des eaux usées telles que définies par le ministère de l’environnement.

La litière utilisée dans les toilettes de type TLB est constituée de matières carbonées séchées et broyées,

ex : pailles de céréales, plantes à fibres comme le chanvre, le panic érigé, verge d’or, foin, BRF (branches broyèes sèchées), copeaux de bois, sciure de bois, branches mortes, feuilles mortes, coquilles de noix broyées, biochar, carton broyé, etc..

Chaque utilisation nécessite approximativement une tasse de nouvelle litière. En supposant que chaque personne utilise la toilette en moyenne 6 fois par jour, c’est 1,5 litres de litière par personne requis de façon quotidienne ou l’équivalent de 42 litres par semaine pour une famille de 4 personnes. Cette quantité sera pondérée en fonction de la présence des personnes au quotidien.

•Les odeurs proviennent de la dégradation de l’azote présente dans l’urine et les excréments. En se dégradant et au contact de l’oxygène dans l’air, l’azote produit notamment de l’ammoniac et c’est ce qui dégage les odeurs particulièrement fortes.

• C’est le processus chimique entre le carbone de la litière et l’azote des déjections qui permet d’éliminer les odeurs naturellement.

• Les odeurs peuvent également provenir du fait que le taux d’humidité est trop élevé dans le compost dû à trop de pluie ou trop peu de litière. L’utilisation de la litière bloque les odeurs contrairement aux installations où l’eau crée des fermentations et produit du H2S.

• Une bonne litière telle que la Sol-Tonic sera constituée de matières fines et très sèches afin d’absorber adéquatement les liquides et de matières plus grossières afin d’assurer un niveau d’aération suffisant pour l’oxygénation des micro organismes qui permettront le processus de compostage des matières organiques. De plus cette litière composée en grande partie de résidus forestiers apportera une bonne odeur dans la salle de toilette.

• Un bon contrôle des odeurs est assuré par l’absorption complète des liquides et un enrobage entier des excréments.

NOTE: Les résidus provenant des menuiseries sont généralement à éviter puisqu’ils contiennent régulièrement des colles et des produits de traitement du bois qui s’avèrent toxiques pour le compost et le sol.

• Plusieurs toilettes à compost avec litière utilisent des seaux en plastique ou en acier inoxydable qui nécessitent une vidange régulière; soit environ aux 3 @ 5 jours. La litière enrichie de déjections humaines est par la suite envoyée vers un bac à compostage qui peut prendre diverses formes et qui nécessite un espace d’environ 2 m2 à l’extérieur.

• Pour les modèles plus sophistiqués permettant l’évacuation des besoins quotidiens, le tout peut être évacué dans un contenant suffisamment volumineux tel un baril situé à l’étage inférieur ou à l’aide d’un convoyeur à vis sans fin vers un contenant extérieur de grand volume pour ensuite aller vers un système de compostage.

• Pour une famille de 4 personnes, un volume annuel d’environ 1 m3 sera généré. Ceci représente une épaisseur de 1 cm de compost régénératif sur une surface de terrain de 10m x 10m

• Des niveaux d’humidité appropriés sont nécessaires pour que les micro organismes prolifèrent et décomposent activement la matière organique; ce taux d’humidité doit se situer entre 40 et 60%. Comme dans tout processus microbien, la décomposition de la litière végétale par les micro-organismes dépendra également de la température.

• Pendant la phase de dégradation, la température augmente car il y a une forte activité biologique. Les composés les plus dégradables tels les sucres, les acides aminés libres et l’amidon sont d’abord consommés.

• La décomposition de la matière organique fraîche se fait sous l’action de bactéries et champignons, dont l’activité fait augmenter la température jusqu’à 50 à 70 °C.

• La température monte rapidement pour atteindre 40 à 45 °C à la suite de la respiration de micro-organismes mésophiles aérobies.

• La respiration élève ensuite progressivement la température jusqu’à 60 à 70 °C, ce qui conduit au remplacement des micro-organismes mésophiles par des thermophiles et des thermotolérants.

• La phase de dégradation voit le volume du compost diminuer de 10% à 30% par minéralisation de la matière organique en CO2 et par des pertes d’eau importantes par évaporation.

• Par la suite, les actinomycètes agissent plus tardivement que les bactéries et champignons, et se multiplient moins rapidement. Ils sont spécialisés sur les structures plus résistantes, comme la cellulose, l’hémicellulose, et la lignine qui sont les constituants du bois.

• Pendant la phase de maturation, la température diminue. Après la phase dégradative, la quantité de matière facilement utilisable par la microflore s’est déjà raréfiée. On assiste alors à la disparition des micro-organismes thermophilesau profit d’espèces plus communes et de nouvelles espèces mésophiles. Au fur et à mesure la température décroît, et ce pendant une longue période de mûrissement, pour se stabiliser au niveau de la température ambiante. Le compost entre dans une phase de maturation constructive, pendant laquelle apparaissent lentement des éléments précurseurs de l’humus.

• Plusieurs facteurs influencent la vitesse de fermentation et de maturation du procédé de compostage. On retrouve entre autres les facteurs suivants :
– la température extérieure,
– l’humidité,
– la teneur en oxygène,
– la taille plus ou moins fine des déchets,
– le volume et l’épaisseur du tas,
– le rapport et l’équilibre carbone/azote des apports,
– la nature des biodéchets,
– la fréquence et la qualité du brassage ou le nombre de retournements nécessaires.

• Dans nos latitudes au Québec, compte-tenu de la période hivernale qui met en dormance le processus de compostage sur une période de près de 6 mois, le temps de compostage habituel est d’environ un an mais il est conseillé d’attendre 2 ans pour une utilisation parfaitement sécuritaire au niveau du jardinage.

• Tout type de compost peut comporter des pathogènes, tant le compost animal que le compost humain de même que le compost produit à partir de végétaux. Cependant, après maturation complète du compost dans un délais de 2 ans, celui-ci peut être utilisé de façon sécuritaire.

• Lors de la phase primaire de compostage, l’ensemble des pathogènes ont été détruits si la température s’est élevée à 55 °C sur une période de 2 semaines. Les pathogènes seront également détruits par les rayons UV du soleil lorsque le compost est utilisé comme couvre-sol.

• Aucun contact avec les matières : elles tombent dans un contenant fermé, recouvert de litière.

• Cette gestion ne s’échappe pas dans les cours d’eau, ne se bouche jamais, ne fait pas d’éclaboussures septiques.

• Aucune manipulation de matière fécale lors de la vidange.

• Comme la litière sert de base pour le compostage, il faut absolument éviter l’utilisation de produits chlorés ou de produits à base d’acide. Une simple solution contenant 30% de vinaigre blanc qui possède une action antimicrobienne efficace, quelques gouttes de savon à vaisselle biodégradable et quelques gouttes d’huiles essentielles pour agrémenter le tout servira au nettoyage selon les besoins quotidiens ou hebdomadaires.

• Il suffit de vaporiser la solution sur les diverses composantes de la toilette, d’attendre quelques minutes avant de rincer et/ou d’essuyer le tout.

• Durant la période hivernale, le seau peut facilement être nettoyé et brossé à sec avec une litière propre.

Même s’il n’y a pas d’eau dans ce système, voici ce qui est écrit dans le Q2R22:
Le cabinet et le réservoir où s’effectue la transformation des matières fécales en terreau sont installés à l’intérieur du bâtiment desservi.

L’article 6 stipule…
Gestion des boues et autres résidus: Les boues et les autres résidus provenant de l’accumulation ou du traitement des eaux usées domestiques, des eaux ménagères ou des eaux de cabinet d’aisances doivent faire l’objet d’un traitement, d’un recyclage, d’une valorisation ou d’une élimination conforme à la Loi.